Le Père de Menoux; le Père Leslie; M. Thibault, lieutenant général du bailliage de Nancy; M. de Tervenus; M. l'abbé Gautier, professeur d'histoire et de mathématiques à Lunéville; le chevalier de Solignac, bibliothécaire; l'abbé Montignot, sous-bibliothécaire; l'évêque de Troyes; le comte de Tressan; le Primat de Nancy; M. Déguerty.
[18] Voir appendice no I.
[19] Voir la Cour de Lunéville, chap. IV, page 73, et chap. VI, page 103.
[20] L'adresse de Mme de Graffigny à Paris était: rue Sainte-Hyacinthe, vis-à-vis le corps de garde des grenadiers des Gardes Françaises.
[21] Turgot écrivait un jour à Mme de Graffigny ces réflexions si sages: «Il y a longtemps que je pense que notre nation a besoin qu'on lui prêche le mariage, et le bon mariage; nous faisons les nôtres avec bassesse, par des vues d'ambition ou d'intérêt, et comme par cette raison il y a beaucoup de malheureux, nous voyons s'établir de jour en jour une façon de penser bien funeste aux États, aux mœurs domestiques.»—Il relève dans la même lettre ce propos qui se tient, dit-il, tous les jours: «Il a fait une sottise, un mariage d'inclination.»
[22] Helvétius s'est montré dans ses écrits tout l'opposé de ce qu'il était dans la réalité. Rien ne ressemble moins à l'ingénuité de son caractère que la singularité préméditée et factice de ses ouvrages. Par une véritable aberration d'esprit, il imagina de calomnier tous les gens de bien et lui-même, pour ne donner aux actions morales d'autre motif que l'intérêt. Or il avait dans l'âme tout le contraire de ce qu'il a écrit; il était libéral, généreux, sans faste, bienfaisant; il n'existait pas un meilleur homme. Il mourut le 26 décembre 1771.
[23] Par son mariage, Helvétius était devenu le neveu du prince de Craon, et le cousin de Mme de Boufflers, du prince de Beauvau, etc. Mais il y avait alors une telle distance entre un grand seigneur et un bourgeois que, lors de la mort du prince de Craon, Mme Helvétius seule prit le deuil; son mari crut de bon goût de ne pas l'imiter et tout le monde applaudit à cette modestie.
[24] Une jeune Péruvienne, Zilia, transportée tout à coup au milieu d'un monde dont les mœurs et les usages lui sont totalement inconnus, raconte ses impressions. Il y a des descriptions charmantes, un composé de sentiments naïfs autant que passionnés, mais plus ordinairement
Une métaphysique où le jargon domine
Souvent imperceptible à force d'être fine.
[25] Entre autres, Le Temple de la vertu et Célidor.