Et, comme la maîtresse n'est pas moins à courtiser que le prince lui-même, il lui adresse ces louanges délicates:

Vos yeux sont beaux, mais votre âme est plus belle.

Vous êtes simple et naturelle,

Et, sans prétendre à rien, vous triomphez de tous.

Si vous eussiez vécu du temps de Gabrielle

Je ne sais ce qu'on eût dit de vous,

Mais on n'aurait point parlé d'elle.

Ce n'est pas seulement la favorite qui entend célébrer ses perfections et ses attraits; les principaux personnages de la cour sont successivement l'objet des louanges du poète, personne n'est oublié.

S'adressant à Mme de Bassompierre, Voltaire, tout en ayant l'air de critiquer la sévérité de ses mœurs, lui décoche les plus délicates flatteries:

Avec cet air gracieux,