[1] Nous avons fait à ces différentes sources des emprunts si fréquents qu'il nous a été impossible, à notre grand regret, d'en indiquer l'origine au cours du volume; il aurait fallu surcharger le texte de renvois et de notes, et nous avons dû y renoncer.

[2] Né dans le Tyrol, Léopold avait été élevé à Vienne, sous les yeux de l'Empereur. Son père, Charles V, d'illustre mémoire, avait battu les Turcs et sauvé Vienne de la destruction et de l'esclavage. Sa mère, Marie-Éléonore, reine douairière de Pologne, venait de mourir, le 17 décembre 1697.

[3] Les conférences ouvertes au château de Ryswick, le 9 mai 1697, entre la France, l'Angleterre, l'Espagne et les états généraux, avaient amené la conclusion de la paix qui fut signée le 20 septembre. Le 30 octobre de la même année, l'Empire et la France firent la paix à leur tour: Louis XIV restituait au duc Léopold, fils de Charles V, le duché de Lorraine qu'il occupait depuis trente ans.

[4] En 1696, à la bataille de Temesvar, Léopold avait montré un courage héroïque et chargé plusieurs fois les Turcs à la tête de la cavalerie allemande. Il n'avait pas montré moins de bravoure en 1697 sur le Rhin, au siège d'Ebersbourg.

[5] Les chameaux furent ensuite logés sous les voûtes de l'ancienne porte de Saint-Nicolas à Nancy, qui depuis prirent le nom de «voûtes des chameaux».

[6] Pendant des siècles la souveraineté de la Lorraine avait appartenu à l'illustre maison de ce nom. Longtemps elle avait cherché à renverser les Bourbons pour prendre leur place; mais si le trône de France lui avait échappé, elle avait par un mariage obtenu celui de Habsbourg.

[7] L'occupation française pesait sur la Lorraine avec la plus extrême rigueur, car l'armée vivait aux dépens du pays.

[8] D'un million d'habitants que comptaient trente et une villes de la Lorraine au début de la guerre, on n'en trouvait plus que cinquante mille.

[9] Léopold n'avait pas voulu entrer à Nancy tant que les troupes françaises y avaient séjourné; elles avaient occupé la ville longtemps encore après la conclusion de la paix pour en démolir les fortifications.

[10] Un lien étroit de parenté existait entre la maison de Bourbon et celle de Beauvau. Les Beauvau avaient pour aïeule Isabelle de Beauvau, femme de Jean II de Bourbon, comte de Vendôme.