Pendant ce temps Charles VI avait voulu à tout prix faire reconnaître par les puissances étrangères sa pragmatique sanction de 1713 et assurer à l'aînée de ses filles l'entière succession de tous ses États. La France s'y était refusée et était entrée en guerre avec l'Empire.
En 1735, la France proposa à Charles VI de reconnaître sa pragmatique sanction, à condition que les duchés de Lorraine et de Bar seraient cédés à Stanislas, qui renoncerait à la couronne de Pologne. A la mort de Stanislas les duchés devaient revenir à la France.
[28] Pierre Boyé, Stanislas et le troisième traité de Vienne.
[29] François III ne s'était décidé à signer l'acte de cession qu'après avoir reçu de Charles VI l'investiture de la Toscane.
[30] Il était situé à 30 kilomètres de Lunéville.
[31] Elle partit de Remiremont en 1745 pour se rendre à Insprück; elle ne revint jamais en Lorraine.
[32] A la mort du grand-duc de Toscane, elle devait être portée à 2,000,000 de livres.
[33] Antoine-Martin de Chaumont de la Galaizière, né le 2 janvier 1697, avait travaillé dès l'âge de quatorze ans dans les bureaux de M. Voisin, secrétaire d'État de la guerre sous Louis XIV. Nommé maître des requêtes en 1716, il franchit rapidement tous les degrés de la hiérarchie et il fut envoyé en 1731 comme intendant à Soissons.—Il avait épousé le 16 mai 1724 Louise-Élisabeth Orry, fille d'un intendant des finances. Il devint veuf en septembre 1761.—Il administra seul la Lorraine de 1737 à 1758, et avec un de ses fils de 1759 à 1766.
[34] L'année 1737 fut considérée comme la première mort du pays, 1766 fut la seconde.
[35] Stanislas ne fit son entrée à Nancy que le 9 août.