Enfin, il y avait, pour les chasses, un capitaine des gardes à cheval, des gardes à pied, etc.

[40] Il se démit de sa charge en 1746 en faveur de M. de Ligniville et contre une place de grand chambellan en faveur de son neveu, qui portait son nom.

[41] Elle était née le 5 octobre 1680.

[42] Elle était fille de Jean-Stanislas Jablonowski, palatin de Russie. Le duc Ossolinski l'avait épousée en secondes noces en 1733; elle avait trente ans de moins que lui.

[43] Le mariage avait été célébré à Chambord, le 29 novembre 1730.

[44] Il mourut d'un effort à la cuisse. On avait voulu lui couper la jambe; mais il s'y refusa absolument, aimant mieux mourir que d'être hors d'état de servir. Il montra un courage et une fermeté sans pareils.

[45] Dans le séjour qu'elle fit à Versailles pour tâcher de ramener son mari, il arriva à Mme de Talmont une assez dangereuse aventure. Elle se promenait avec Mme de la Tournelle et Mlle de Mailly lorsque la petite chienne que Mme de la Tournelle portait toujours sous son bras les mordit toutes trois cruellement; on crut la chienne enragée et les trois dames partirent aussitôt pour la mer: c'était le traitement de la rage à cette époque. On vous faisait prendre des bains de mer, puis on usait de frictions mercurielles. Aucune de ces dames ne fut malade.

[46] Sous le règne de Léopold de regrettables scandales avaient déjà attristé «l'illustre chapitre» de Remiremont. Marie-Anne-Ursule d'Ulm, âgée de vingt-sept ans, dut quitter l'abbaye en mars 1711; elle avait eu des relations avec un médecin de la ville nommé Richardot; elle accoucha secrètement à Munster et se défit de son enfant. La chanoinesse «décoiffée» fut déchue de ses «qualités, honneurs et prérogatives de dame de l'illustre chapitre» et elle ne dut la vie qu'à l'intervention de Louis XIV, car en Lorraine l'infanticide était puni de mort.

Un accident du même genre était arrivé quelques années plus tôt, pendant l'occupation de la Lorraine par les armées françaises, à l'abbaye de Poussay. L'abbesse était alors Anne-Pierrette de Damas. Une chanoinesse, Catherine-Angélique Davy de la Pailleterie, fut inculpée d'infanticide. La chanoinesse nia énergiquement et elle reprit sa place au chapitre par ordre de l'officialité; elle ne fut tenue «qu'à tenir chasteté à l'avenir et à ne plus récidiver». En 1760, M. de La Pailleterie quitta la Lorraine et acheta le trou de Jérémie à Saint-Domingue; il s'y maria et son fils fut le général Alexandre Dumas.

[47] Il remplaçait le marquis de Lambertye qui venait de mourir.