[66] Saint-Lambert se faisait l'interprète des sentiments de haine que l'on éprouvait pour M. de la Galaizière lorsqu'il écrivait:
J'ai vu le magistrat qui régit ma province,
L'esclave de la cour et l'ennemi du prince,
Commander la corvée à de tristes cantons,
Où Cérès et la faim commandaient les moissons.
[67] Aff. étrang., Lorraine, 2 avril 1740.
[68] L'appartement qu'il occupait dans l'aile du château ayant été brûlé en janvier 1744, il logeait à ce moment dans l'appartement appelé «du cardinal de Rohan» parce qu'on le réservait à ce prélat lors des visites qu'il faisait à la cour de Lunéville.
[69] Après avoir fait capituler la ville de Fribourg, Louis XV revint à Paris. Il y fit son entrée le 13 novembre, et fut reçu au milieu d'acclamations enthousiastes. On lui donna des fêtes splendides. Quelques jours après, Mmes de Châteauroux et de Lauraguais étaient rappelées à la cour et rentraient en possession de toutes leurs charges; tous ceux qui avaient pris parti contre elles furent exilés. Au moment où la favorite triomphait et reprenait tout son pouvoir, un coup inattendu l'enlevait à l'affection du roi. Atteinte dans les premiers jours de décembre d'une fièvre maligne, la pauvre femme succombait le 8 décembre.
[70] De 1745 à 1748, la guerre continua, entremêlée de succès et de revers. Le 13 septembre 1745, François de Lorraine, grand-duc de Toscane, mari de Marie-Thérèse, fut élu à Francfort roi des Romains, puis empereur d'Allemagne.
La guerre n'ayant plus d'objet, la paix fut signée le 18 octobre 1748.