[58] Quatre familles seulement avaient le droit de porter le titre de grands chevaux de Lorraine: les du Châtelet, les Lenoncourt, les Ligniville, les Haraucour. La seconde chevalerie portait le titre de petits chevaux; mais plusieurs de ces petits chevaux prétendaient égaler les grands, d'où l'expression monter sur ses grands chevaux.

[59] En 1727, Mme du Châtelet eut un fils qui fut ambassadeur en Autriche, en Portugal, et colonel des gardes françaises. Il mourut sur l'échafaud en 1794.

[60] Sa femme de chambre.

[61] Sur le socle de la statue se trouvait cette inscription:

Qui que tu sois, voici ton maître;

Il l'est, le fut, ou le doit être.

[62] Mme de Richelieu.

[63] Mme de Graffigny partit pour Paris avec sa nièce, Mlle de Ligniville. Les deux dames se logèrent rue d'Enfer, près du Luxembourg, et ouvrirent un salon littéraire. Mais la vie était chère et les petites pensions que servaient les cours de Vienne et de Lorraine furent bien vite insuffisantes. Pour augmenter ses revenus, Mme de Graffigny se chargeait de toutes les commissions de l'Empereur à Paris, et elle achetait, entre autres, les cadeaux qu'il destinait aux dames de la cour. Elle chercha aussi des ressources dans les productions littéraires; elle publia les Lettres d'une Péruvienne, qui eurent le plus grand succès, et elle fit jouer un drame, Cénie, qui ne fut pas moins goûté. Dès lors, le salon de la rue d'Enfer fut à la mode; on l'appela le bercail des beaux esprits. En 1751, Helvétius épousa Mlle de Ligniville.

[64] C'est l'abbé de Choiseul qui fut désigné pour le remplacer.

[65] Mme de Boufflers maria l'aînée de ses filles, Marie-Louise, le 13 février 1744, au marquis de Roquépine; la seconde, Marie-Cécile, épousa, le 25 mai 1744, le marquis d'Aubigné.