Le roi de Pologne était la bonté même, et il se trouvait certainement le prince le mieux fait pour gagner rapidement l'affection de ses nouveaux sujets. De plus, il ne manquait pas d'esprit et il sut fort habilement retourner peu à peu l'opinion en sa faveur.

Il avait appris sans déplaisir les marques si profondes d'attachement données par les Lorrains à la régente et aux princesses lors de leur départ.

«J'aime ces sentiments, s'était-il écrié en écoutant le récit des scènes attendrissantes qui s'étaient passées à Lunéville; ils m'annoncent que je vais régner sur un peuple qui m'aimera quand je lui aurai fait du bien.»

Ces phrases et d'autres semblables, colportées à l'envi, n'avaient pas sensiblement diminué l'hostilité des populations. L'antipathie pour le nouveau règne se manifestait de toutes manières. On commença par chansonner le souverain:

Oh! grands dieux! quelle culbute!

Après nos ducs quelle chute!

Monseigneur de la Galaizière,

Laire, laire, laire, lanlaire,

Laire, laire, laire, lanla.

Que ne laissais-tu à Meudon