«Je ne sais si le prince ira à Plombières. Il le dit, mais comme il est sûrement mieux, je crois qu'il restera.
«Je ne vois plus que la consultation du Majault[ [89] qui vous retienne, car j'espère bien que la bonne Marianne ne vous quittera pas.
«Pour l'argent, comme nous ruinons le Chalabre, M. Dumast et moi, je suis bien en état de faire d'autres avances, et la médecine qu'il ne faudrait prendre nulle part peut se prendre partout.»
Quelques jours plus tard Mme de Boufflers est à Fléville; elle doit se retrouver avec Panpan dans les premiers jours de septembre et elle prend d'avance toutes ses dispositions pour que ce rendez-vous tant désiré ne manque pas.
«Fléville, ce 25 juillet.
«Pourriez-vous, cher Veau, vous prêter à un de ces arrangements-ci?
(De la main de Mme de Boisgelin.)
«Il ne faut pas, comme vous le dites, faire deux voyages, parce que cela coûte de l'argent, mais puisque vous avez l'extrême bonté de venir pour tout à fait, les premiers jours de septembre, il faudrait que vous vinssiez avec armes et bagages, c'est-à-dire avec la bonne Marianne, dîner à Sommerviller, où nous nous trouverions, et d'où nous vous ramènerions ici et Marianne viendrait ici avec votre voiture. Vous voyez que vous auriez tout le temps de donner votre dîner.
(De la main de Mme de Boufflers.)
«Cette Thérèse n'écoute pas.