«Sans lire les griffonnages de M. Cerutti, je reprends la plume pour vous prier de dire à Mme de Boufflers combien je la regrette ici. Cent mille choses pour moi à Mlle Quinault.[ [152]»
CHAPITRE XIX
1779-1780
L'abbé Porquet.—Visite de Mme de Boufflers à Franconville.—Tressan, Saint-Lambert et Mme d'Houdetot.—Tressan est nommé à l'Académie.—Mmes de Boufflers et de Mirepoix chez le duc de Nivernais.—Maladie de Manon.—Départ de Mme de Boufflers et de Panpan pour la Lorraine.
Nous avons dit que Mme de Boufflers et Panpan avaient retrouvé dans la capitale l'abbé Porquet; Panpan surtout avait été dans le ravissement de revoir, après une si longue séparation, l'ami de sa jeunesse, et tous deux passaient ensemble des heures délicieuses.
L'abbé, par ses relations et ses talents, s'était créé à Paris une situation fort agréable, et s'il fréquentait avec plaisir la mauvaise société, on le rencontrait aussi quelquefois dans le meilleur monde. On le voyait souvent chez Mme du Deffant à laquelle, de temps à autre, il adressait des vers galants:
Adoptons sans regret la sagesse moderne;
Dépouillant son orgueil et son sale manteau,
Diogène, aujourd'hui, ne prendrait sa lanterne
Que pour chercher votre tonneau.