Heureux sont ces amants que le Dieu du bel âge

Enchaîna l'un à l'autre et n'a point corrompus;

Qui du sein des plaisirs s'élèvent aux vertus

Et se rendent meilleurs pour aimer davantage!

Ils n'ont rien à craindre du temps;

L'humeur, les soupçons, les caprices,

Et des goûts épuisés les tristes injustices,

N'affligent point leurs cœurs animés et contents.

Vainement de ses mains glacées,

La vieillesse a flétri leurs sens,