[84] Nous empruntons une partie de ces détails à l'intéressant article de M. V. Jacques: Cerutti et le salon de la duchesse de Brancas. Annales de l'Est, 1888.
[85] Le château de Fléville fut bâti vers 1533 par Nicolas de Lutzelbourg, gouverneur de Nancy.
siècle, elle appartenait au prince de Beauvau-Fléville, frère aîné de ce prince de Craon, dont nous avons longuement parlé au début de cet ouvrage. Elle passa ensuite à son fils, tué en 1743, et ensuite à sa fille, la marquise des Armoises, qui l'habita jusqu'à sa mort en 1766. A ce moment le domaine passa entre les mains du prince de Beauvau qui, après y avoir séjourné de temps à autre pendant quelques années, le loua à Mme de Brancas.
Le comte de Ludre, dans son Histoire de la chevalerie de Lorraine, écrit: «C'est le spécimen le plus réussi du style de la Renaissance appliqué aux maisons des gentilshommes dans notre pays. Nicolas respecta le donjon historique, mais tout le reste de la noble forteresse fut abattu pour faire place à un château, qui n'a d'égal comme élégance et pureté de style qu'Azay-le-Rideau, en Touraine.»
Le château forme un quadrilatère entouré de fossés. Au fond, le corps de logis principal; de chaque côté, deux ailes, dont l'une est encore flanquée du donjon féodal. Autrefois un quatrième bâtiment, plus bas que les trois autres et percé d'un portail monumental, réunissait les deux ailes et fermait la cour du côté de l'entrée. Ce dernier bâtiment a disparu et a fait place à une balustrade ornée de superbes vases rocaille en pierre. Cette transformation qui, si elle a altéré le plan primitif, a donné de l'air et de la gaieté au château, a du être faite du temps de Mme des Armoises.
Nous devons tous ces détails ainsi que ceux sur les demeures de Panpan et de Mme de Boufflers à M. de Conigliano, qui a bien voulu se mettre à notre disposition avec une extrême bonne grâce et nous faire profiter de sa rare érudition.
[86] Voir: Les dernières années de la Cour de Lunéville, p. 338.
[87] Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.
[88] Famille anglaise avec laquelle Mme de Boufflers s'était liée.
[89] Médecin de Panpan.