[90] Communiquée par le capitaine Noël.
[91] Mss. de la Bibl. de Nancy. Papiers de Devau.
[92] L'homme dangereux. Cette pièce, d'abord anonyme, fut acceptée et reçue par les comédiens comme une satire contre Palissot. Quand on sut qu'elle était de lui, le parti philosophique fit émeute le jour même de la première et empêcha la représentation. On dut rendre l'argent au public.
[93] La suscription de cette lettre est ainsi conçue:
à Monsieur
Madame de Vaux
lecteur
lectrice du feu roi
à Lunéville.
(Le timbre de la poste de Nancy.)
[94] Extrait du registre des actes de l'état civil de Haroué.
«L'an mil sept cent soixante et douze, le douze du mois de juillet vers les dix heures et demie du matin, est décédé de maladie, en cette paroisse, très haute et très puissante princesse Anne-Marguerite, née comtesse de Ligniville et princesse de Craon, grande d'Espagne de la 1re classe, marquise de Craon, baronne d'Autrey, dame de Morlay, etc., etc., douairière de feu très haut et très puissant seigneur Marc de Beauvau, prince de Craon et du Saint-Empire Romain, marquis, seigneur de Craon et autres lieux, chevalier de la Toison d'or, grand écuyer de Lorraine, grand d'Espagne de la première classe, âgée d'environ quatre-vingt-six ans, après avoir été confessée, reçu le saint viatique et l'extrême-onction avec les sentiments les plus religieux, et une dévotion des plus exemplaires; elle a donné toute sa vie les marques les plus éclatantes de sa piété; ses charités immenses lui ont mérité le titre glorieux de Mère des Pauvres; elle leur a fait tout le bien qui dépendait d'elle; ses bienfaits pour l'Eglise ne l'ont pas rendue moins recommandable: enfin elle emporte tous nos regrets et elle est inhumée dans son caveau le treize des mois et an susdits en présence de messire le chevalier de Beauvau, et de madame la marquise de Bassompierre, ses enfants; maître Petit, chapelain; qui ont signé avec moi curé du lieu.
«Signé: Chevalier de Beauvau;
Beauvau de Bassompierre;
J. Grandeury, maître d'école;
J.-C. Bourlier, prêtre, curé de Craon.»
[95] Voici l'épitaphe gravée sur le tombeau de la princesse dans l'église d'Haroué:
D. O. M.