[40] Ed. Buchon, dans le Panthéon, ch. lxiv, p. 402. — Monstrelet le cite aussi ; Paris, 1603, in-fol. I, 230 vo.

[41] Voy. [p. xvij].

[42] Dom Morice, Preuves, II, col. 911, 913, 923.

Quant aux filles, elles doivent avoir été au nombre de trois ; en effet, si aucun des manuscrits que nous avons vus ne paroît avoir appartenu à Geoffroy, — et il seroit difficile d’en être sûr, à moins d’y trouver ses armes et celles de Jeanne de Rougé, ou même de Marguerite Desroches, — toutes les fois qu’il y a une miniature initiale, on y voit toujours trois filles, et il n’est pas à croire que cette ressemblance ne soit pas originairement produite par une première source authentique. Malheureusement je n’en puis nommer qu’une, Marie de La Tour Landry, qui épousa en 1391[43], le 1er novembre[44], Gilles Clerembault, fils de la seconde femme de Geoffroy et frère de la femme de Charles, fils de Geoffroy. Gilles Clerembault étoit chevalier, seigneur de la Plesse, et n’eut pas d’enfants[45] de Marie de La Tour, morte évidemment avant 1400, puisque, le 15 octobre 1400, il épousa Jeanne Sauvage, qui lui survécut[46].

[43] Généal. mss.

[44] Anselme, ut supra.

[45] Généal. mss.

[46] Anselme, ut supra.

Charles de La Tour Landry eut pour fils, N…, que les généalogies manuscrites font figurer, comme son père, à la bataille d’Azincourt, en disant qu’il mourut peu après de ses blessures, sans laisser d’enfants ; Ponthus, qui resta le chef de la famille ; et trois autres fils[47], Thibaud, Raoulet et Louis, morts tous trois sans laisser d’enfants. Charles eut aussi au moins une fille, nommée Jeanne, peut-être l’aînée de tous, puisqu’on la cite la première[48]. Il se peut qu’elle ait été mariée deux fois, car c’est peut-être elle qu’il faut reconnoître dans la Jeanne de La Tour Landry, dame de Clervaux, qui fut femme de Jean ou Louis de Rochechouart[49]. Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’elle fut la première femme de Bertrand de Beauvau[50], seigneur de Précigny, Silli-le-Guillaume et Briançon, qui devint conseiller et chambellan du roi, président en sa chambre des comptes à Paris, grand-maître de Sicile et sénéchal d’Anjou. Il sortit de ce mariage trois fils et trois filles[51], et Jeanne étoit morte vers 1436, puisque ce fut par contrat du 2 février 1437[52] que Bertrand se remaria à Françoise de Brezé ; non seulement il survécut encore à celle-ci, mais, après avoir épousé en troisièmes noces Ide du Châtelet, il épousa en quatrièmes noces Blanche d’Anjou, fille naturelle du roi René, et « les armes de toutes ces alliances sont remarquées dans les églises des Augustins, Cordelières, Carmes et Jacobins d’Angers, où le corps de ladite Jeanne receut sepulture, ce qui est justifié par son tombeau[53]. »

[47] Généal. ms. 2.