LOUISE. Ah!, j'en étais sûre, qu'il ne pouvait pas m'écrire! Et vous?...

SAINT-GUELTAS. Je suis à peine guéri, mais j'aurai la force de vous emmener et de vous protéger. Hâtons-nous, Louise.

LOUISE. Oui, oui!, mais... Hélas! non, pas avant demain soir! Le salut des braves gens qui nous ont donné asile exige que je sois représentée à un de ces misérables qui viennent nous relancer jusqu'ici.

SAINT-GUELTAS. Vous voulez attendre jusqu'à demain? Y songez-vous? croyez-vous que je le souffrirai?

LOUISE. Puisqu'il le faut pour empêcher...

SAINT-GUELTAS. Pour empêcher M. Cadio d'être inquiété, n'est-ce pas? Ah! Louise, quelle insigne folie que ce mariage!

LOUISE. On m'a dit...

SAINT-GUELTAS. On vous a trompée. Il ne vous préserverait pas de la persécution et de la mort.

LOUISE. Eh bien, je dois braver cela plutôt que de perdre ces généreux paysans...

SAINT-GUELTAS. Vous croyez que je vous laisserai au pouvoir d'un Cadio, d'un idiot, d'un fou!