—C’est vrai, mais vos enfants ne sont pas comme d’autres enfants.
—Crois-tu?
—Ils sont beaux comme des petits anges, et si bien élevés qu’on n’en peut pas voir de plus aimables.
—Il y a Sylvain qui n’est pas trop commode.
—Il est tout petit! il ne peut pas être autrement que terrible, mais il a tant d’esprit!
—C’est vrai qu’il a de l’esprit: et un courage! Il ne craint ni vaches, ni taureaux, et si on le laissait faire, il grimperait déjà sur les chevaux avec son aîné.
—Moi, à votre place, j’aurais amené l’aîné. Bien sûr ça vous aurait fait aimer tout de suite, d’avoir un enfant si beau!
—Oui, si la femme aime les enfants; mais si elle ne les aime pas!
—Est-ce qu’il y a des femmes qui n’aiment pas les enfants?
Pas beaucoup, je pense; mais enfin il y en a, et c’est là ce qui me tourmente.