—A vous, monsieur Bricolin?

—A moi, Nicolas-Étienne Bricolin.

—En effet, dit Marcelle, qui se rappela en cet instant quelques paroles échappées au meunier d'Angibault; j'ai entendu parler de cela. Et quelles sont vos propositions?

—Je m'arrange avec vos créanciers hypothécaires, je démembre la terre, je vends à ceux-ci, j'achète à ceux-là, je garde ce qui est à ma convenance et je vous paie le reste.

—Et les créanciers, vous les payez comptant aussi? Vous êtes énormément riche, monsieur Bricolin?

—Non, je les fais attendre, et, d'une manière ou de l'autre, je vous en débarrasse.

—Je croyais qu'ils voulaient tous être remboursés immédiatement; vous me l'aviez dit?

—Ils seraient exigeants avec vous; ils me feront crédit, à moi.

—C'est juste. Je passe pour insolvable peut-être?

—Possible! au jour d'aujourd'hui, on est très-méfiant. Voyons, madame de Blanchemont! vous me devez cent mille francs, je vous en donne deux cent cinquante mille, et nous sommes quittes.