—Mais, enfin, pourquoi se cache-t-elle de nous qui pouvons l'aider à te faire retrouver ta famille?

—Parce qu'elle croit que vous écouterez l'Espagnol, et qu'il la tuera s'il apprend qu'elle l'a reconnu.

—Et lui, il ne la reconnaît donc pas?

—Il ne l'a jamais vue, puisqu'elle était cachée!

—L'a-t-elle donc revu quelque part depuis cette méchante affaire?

—Non, jamais.

—Et, après dix ans passés, elle croit être sûre de le reconnaître? C'est bien douteux.

—Elle dit qu'elle en est sûre, qu'il n'a presque pas vieilli, qu'il est toujours habillé de noir; et son vieux domestique, elle est bien sûre aussi que c'est le même. Oh! elle les avait bien regardés. Quand, il y a trois jours, nous les avons rencontrés auprès d'un autre château qui n'est pas loin d'ici...

—Ah! oui! voyons, dit le marquis, conte-nous comment elle l'a rencontré.

—Il était avec un beau et bon jeune seigneur que je vous ai depuis entendu appeler Guillaume en parlant de lui. Celui-là avait donné beaucoup de monnaie aux bohémiens avec qui nous étions.