—Je ne me bats pas volontiers contre les réformés.

—Vous en êtes?

—Non, monseigneur.

—Mais vous les approuvez?

—Je les plains.

—Si vous avez quelque chose à me demander, faites vite, le temps est précieux.

—Donnez-nous souvent des journées comme celle-ci, voilà tout ce que je demande! répondit Mario, qui, dans son empressement à ne pas faire perdre de temps au cardinal, s'éloigna sans s'apercevoir que Son Éminence voulait encore lui parler.

Mais d'autres soins réclamaient le grand ministre. Il se porta ailleurs et oublia Mario.

Le lendemain, comme, on s'installait à Suse, Mario crut voir passer M. Poulain, habillé en campagnard. Il l'appela et ne reçut pas de réponse.

M. Poulain se tenait caché, suivant sa coutume. Ayant pour emploi les missions secrètes, l'ex-recteur montrait sa figure le moins possible dans certaines localités, et ne s'y présentait jamais ostensiblement devant les personnages importants qui l'employaient.