— Le prieur?
— Mieux, mieux! beaucoup mieux!
— Mariotte?
— Elle est là.
— Ah oui! mais qui donc soigne…?
— Le prieur? Il est bien_. _J'y retourne. Dormez, ne vous inquiétez de rien.
Je me rendormis et j'entrai tout de suite en convalescence. La maladie n'avait pas duré assez longtemps pour m'affaiblir beaucoup. Je fus bientôt en état de me tenir sur un fauteuil et j'aurais voulu aller voir le prieur, mais on m'en empêcha.
— Puisqu'il va si bien, dis-je à Dumont, pourquoi ne vient-il pas me voir?
— Le médecin a défendu qu'on vous fît parler, ayez patience deux ou trois jours encore. Vous devez cela à vos amis qui ont été si inquiets de vous.
Je me soumis; mais, le lendemain, sentant que je pouvais faire le tour de la chambre sans fatigue, je m'approchai de ma fenêtre et je regardai celle du prieur; elle était fermée, ce qui était tout à fait contraire aux habitudes d'un asthmatique qui permettait à peine qu'elle fût fermée la nuit par les grands froids.