—En vérité! eh bien! je vais lui écrire de ma part, et vous lui porterez ma lettre.

—Bonté divine! que lui écrirez-vous donc?

—Rien d'important ni d'efficace pour le consoler, malheureusement. L'avenir seul peut apporter le remède à ses maux; mais je lui parlerai de mon amitié, de celle de son parrain, de celle de Bonne… Je lui dirai qu'il se doit à nous tous, à vous surtout, sa mère chérie… qu'il faut espérer, prendre courage, soigner sa santé, surmonter ses peines, vivre enfin, et nous aimer comme nous l'aimons.

—Écrivez donc tout cela, cher ange, et je le porterai moi-même; car j'ai quelque chose en outre à lui dire.

—Quoi donc? dit malicieusement Fiamma.

—Rien qui vous concerne, dit la vieille femme.

—Oh! je le crois!» reprit l'enfant avec un sourire.

Elle se plaça dans un coin pour écrire, et la vieille se prépara au départ; elle mit son jupon rayé, sa cape de molleton blanc et ses mitons de laine tricotée.

«Mais, comment irai-je? s'écria-t-elle tout d'un coup; il a emprunté le cheval de M. Parquet pour s'en aller, et la mule de mademoiselle Bonne est en campagne.

—Je vous prêterai Sauvage.