Un coup de collier sur les réponses et les contre-sujets, et vite à la fugue.

J'ai fini mon opéra. Je l'ai remis à Carvalho le 29 décembre.

Maintenant nous allons voir.

On veut me retarder, je le sens, mais je n'accepte aucun délai. En répétitions ou procès.

Ma prochaine lettre vous donnera des détails à ce sujet. Je suis très content de mon ouvrage. Il y a quelques jours que je n'ai pas vu G... et je n'ai rien... hélas! toujours rien!... Ce pauvre garçon ne peut travailler dans la situation où il se trouve. Croyez-moi; rien ne tient (?) contre les inquiétudes matérielles de la vie. On peut tout supporter, chagrins, découragements, etc.

Mais cette inquiétude de tous les instants qui abrutit, qui diminue l'homme!...

Je n'ai jamais connu la misère, mais je sais ce que c'est que la gêne, et je sais combien cela frappe sur l'intelligence.

Travaillez bien. Écrivez-moi bientôt, et croyez-moi toujours votre ami dévoué de tout le meilleur de mon cœur.

Janvier 1867.

Bien; maintenant, à la fugue. Envoyez-moi une fugue sur ce sujet: