Parlons de ce pauvre G. Je suis désolé. Madame..., qui m'avait promis son appui, ne fait rien. Je vais encore tenter quelque chose. Hébert[61] est, dit-on, de retour à Paris. Je vais lui demander s'il peut, s'il veut attaquer la princesse..., mais n'en dites rien; c'est inutile. Tout cela a si peu de chances de réussite...
J'ai dîné chez elle il y a huit jours. J'avais presque envie d'aborder la question, mais, je sens que j'aurai une promesse, et puis rien. Le manque de spécialité est un obstacle grave. Ce pauvre garçon me fait réellement peine, car sa situation est déplorable... Hélas! Si j'étais ministre!
Mignon est un succès d'argent. Jusqu'à présent, je n'ai pas trouvé le temps d'aller l'entendre.—On répète Roméo. Freischütz fait de l'argent. Il n'y a d'autre cascade dans le théâtre que la direction. À bientôt.
Je vous aime de tout mon cœur.
Décembre 1866.
À la hâte, cher ami. J'écris à G. de venir dîner avec moi. Je vais le tâter et voir ce qui en est. Les lettres de son tuteur sont déplorables. J'ai lu la dernière: «Il faut songer à me soulager de ce que je fais pour toi!... Un tel dîne à 85 c.»... et autres indélicatesses du même genre. C'est effacer d'un trait tout ce qu'il a pu faire pour notre ami. (Entre nous). Vrai, on n'écrit pas des lettres pareilles à un pauvre garçon qui ne sait où donner de la tête. À bientôt.
Votre ami.
Que disiez-vous donc? G. n'est pas philosophe, mais pas le moins du monde. Je ne connais pas un homme qui le soit moins que lui.
Janvier 1867.
Cher ami,