est très bonne.—Dans la fin du 1er ensemble il y a un peu trop de l'accord
; je vous ai indiqué deux mesures à couper; voyez.—La phrase:
«Tu pourrais en rire»
est bonne pendant les huit premières mesures et devient très bonne ensuite.
«Le zéphyr et la vague», très bien. Ton filet est trop long et trop sombre, puis la réponse d'Yorick se fait trop attendre. Il y a là trois mesures de ritournelle inutiles. Cette nouvelle phrase d'Yorick est moins bonne que la précédente. Le rappel de la romance fait bien, mais je voudrais une partie pour Paddock, puis une coda instrumentale plus soutenue, pas de trous, un accord de la perdendosi avec tenues sur lesquelles vous ferez entendre des
Somme toute, il y a grand progrès. Il faut vous lancer. Ne vous occupez pas d'autre chose que de sentir et d'exprimer. Courage; je suis beaucoup, mais beaucoup plus content de ce nouveau travail, avec cette circonstance que c'est un morceau refait. C'était bien plus difficile.
En quelques mots, voici où en sont mes affaires.
La reprise de Faust avait complètement coulé la pièce de Leroy et Sauvage, à cause de la Nuit du Walpurgis; mais en faisant les décors et les costumes de Faust, Perrin s'aperçoit qu'il n'y a aucune espèce de rapport entre les deux ouvrages, et il redemande l'affaire à cor et à cri. La pièce est très avancée. J'ai lu hier le premier acte qui est très réussi; tout à l'heure on va me montrer le deuxième. Dans quelque temps, j'aurai, je pense, mon poème. Seulement, Perrin me demande formellement (et avec l'autorité pressante dont dispose un directeur de l'Opéra envers un compositeur qu'il tient entre le pouce et l'index), Perrin donc me demande de concourir pour la Coupe.—Il me tient ce langage: «Vous aurez le prix; si vous ne concourez pas, j'aurai une partition médiocre, et je serai navré de ne pouvoir obtenir avec la Coupe le succès que je rêve.—Vous seul pouvez réussir cet ouvrage aujourd'hui!» Traduisons: