À la 2e strophe, un dessin aux violoncelles, aux altos, une gamme chromatique serpentant à travers l'orchestre: l'astuce, la cruauté, la bassesse, etc. Les deux derniers vers avec éclat! 3e strophe, des trémolos sur le chevalet, des basses bizarres, des harmonies difformes: la grimace du singe terrible! Après ce vers:
Le singe, avec une grimace,
un silence. Paddock remonte la scène... pour se rapprocher de la mer. Il faut lancer la coupe, ne l'oublions pas! Que la coupe retombe sur la scène, et la pièce tombe!... Il faut penser à tout!
L'insensé! qu'a-t-il fait?
Vivace, tout de suite le ¾.—Pas d'Harold seul, pas d'Angus seul, pas de Myrrha seule! Du bruit, du tumulte, de l'agitation! Votre ¾ est bon, c'est ce qu'il faut!...
Mais la fin, mon cher ami! Vous avez fait une barcarolle.
Votre musique dit:
Myrrha, la brise est douce
Et le flot engageant, etc.
Vous voyez la nuance.—Le 6/8 est un mauvais mouvement pour la chose: un motif large, mais pas trop assis.—Dans le lointain, l'orage qui augmente jusqu'au lever[114] du rideau. Après, la 2e reprise du motif que je ferais dire par Myrrha à l'unisson d'Yorick: «Pêcheur, la brise est forte, et le flot écumant, si la mer te rapporte, je tiendrai mon serment.» Il est bon de l'engager; les auteurs de la pièce n'y ont pas assez songé. Une assez longue ritournelle: les flots montent; c'est une tempête. Pendant cette musique, le petit s'est échappé. Il est monté sur la galerie; il fait un signe d'adieu, un cri, et le motif à l'orchestre avec le tapage complet.
Ce plan est la critique de votre travail.—Comme musique, ce n'est pas mauvais. Mais ce n'est pas cela.