À bientôt, cher, et toujours mille fois votre ami de tout cœur.
Février 1869.
Mon cher ami,
Je suis désolé de vous savoir souffrant; si ma lettre ne vous trouve pas mieux, j'ordonne un repos de quelques jours.
Arrivons à votre affaire.—Au moment où les courtisans sont au comble de l'enthousiasme et vont proclamer Angus par anticipation, quatre officiers paraissent au haut de l'escalier.—Ils sonnent une fanfare grave, lugubre; tous s'arrêtent en s'inclinant! Harold paraît: Le roi n'est plus! Tous les seigneurs se prosternent: Hélas!... Puis (?) sur le jeu d'Harold, les chambellans, les X., les Y., revêtus de leurs insignes, sortent du palais.—Les Cours de cassation, d'appel, etc., le Sénat, tout le bataclan, descendent sur une marche grave et s'avancent sur le devant de la scène! Des officiers portent la couronne, le sceptre, tous les insignes de la royauté.—Paddock les suit, portant la coupe. À sa vue, épatement général, mouvement: on s'agite, on s'élance, et, sur la marche éclatante et pompeuse cette fois: Gloire au maître de Thulé! Voilà, mon cher ami, comment cette scène doit être traitée.—Voilà pourquoi la première version du livret est meilleure. Un simple rappel du chœur: «Seigneur Angus, je dirais: Sire», et Paddock: Oui, cette royauté me tente.—Vous m'avez compris. Pour les fanfares, elles ne sont pas de moi, mais bien d'Hérodote ou d'un autre.
La couleur de votre fable n'est pas mauvaise, mais l'idée est molle. 1re strophe, presque un récit:
Que ton choix souverain la donne
avec autorité;
À qui doit régner après moi!
avec douleur, larmes.