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On crie dans la rue la mort du prince Frédéric-Charles, mais ce n'est pas officiel, je crois.—Les choses vont mieux. Le langage de Trochu me plaît. Palikao dit: «J'ai nommé: j'ai envoyé», et l'autre voyage en 3e classe. Il a bu un verre d'vin avec le chef de gare de Verdun.

Quelle fin!...

Votre ami qui vous aime de tout cœur.

Guiraud ne part pas. Prix de Rome exempte. Je crois comme vous que la loi n'atteindra que les anciens soldats à moins de défaites nouvelles.—Deux cent mille hommes passent le Rhin. Berlin et les forteresses vont être dégarnis. Dans huit jours nous aurons de quatre à cinq cent mille Prussiens à quarante lieues de Paris; mais c'est le suprême effort. Si cette masse est rompue, la Prusse sera ce que la France voudra qu'elle soit! Espérons!

Paris, 26 février 1871.

Cher ami, Paris débloqué, j'ai dû me rendre à Bordeaux pour affaires de famille. Je rentre et trouve votre bonne lettre..............................nous nous retrouvons debout, vivants, ou à peu près, sur les ruines de cette pauvre France, si coupable mais aussi bien malheureuse. Ce que coûtent les Napoléons, nous ne vivrons peut-être pas assez pour le savoir!

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Je voudrais cet été terminer Clarisse Harlowe et Griselidis. Griselidis est très avancée. Sardou veut changer le dernier acte. Dès qu'il sera rentré à Paris, je vais le prier d'en finir afin que j'en puisse faire autant. Quant à Clarisse, c'est à peine commencé.

Avez-vous des nouvelles de G.? Écrivez-moi bientôt, cher ami, rétablissons notre correspondance, n'est-ce pas? et croyez à la vive affection de...