«C'était jour de repos officiel, jour de trêve. Le gros numéro et le numéro matricule prenaient campos. La Prostituée suspendait l'adultération du sang français que la patrie lui abandonne, quand ses chantiers de carnage n'en ont pas soif.»

C'est encore le 14 juillet, qu'on n'a pas honte de choisir, pour lancer un crachat à la face de la Patrie!

O jour anniversaire de la prise de la Bastille, jour immortel, où le sang d'un peuple secouant ses chaines a scellé le monument de la Liberté future, c'est en vain que des reptiles visqueux essayent de te souiller de leur bave; tu es un soleil radieux et sans tache, qui planes trop haut dans les cieux modernes pour que l'outrage puisse t'atteindre jamais!

Une imagination en délire aura beau vouloir te représenter, fête auguste, comme une odieuse saturnale, comme une priapée abjecte, tu n'en resteras pas moins le grand jour, sacré entre tous, où pas un Français—si ce n'est peut-être M. Descaves—n'oserait se déshonorer par une intempérance qui ferait la joie de nos ennemis!

Ils ne sont pas nés en France, les ivrognes du 14 Juillet!


Toutes les concessions qu'on peut accorder à la thèse de M. Descaves, elles ont été énumérées par la plume trop impartiale peut-être de M. Edmond Lepelletier.

«Tous nos sous-officiers, écrivait-il dans l'Écho de Paris du 15 décembre 1889, ne sont pas des anges. Il est parmi eux, comme partout, des souteneurs, des hypocrites, des lâches, des débauchés, des filous et des Alphonses. Ils sortent de la société, les sous-offs, avant de sortir du rang.

«Mais tous des misérables, des gibiers de lupanar, en attendant qu'ils deviennent gibier de bagne ou de peloton, allons donc!

«Ce n'est pas seulement calomnier les gradés de la jeunesse armée, c'est insulter odieusement toute la jeunesse française.»