C'est ce qui s'appelle clouer d'un seul coup le bec à la plume des folliculaires.
Dans le Matin du 9 janvier 1890, M. Jules Simon, jugeant qu'il n'est jamais trop tard pour dire une bonne chose, s'écrie:
«Le collège préparera la caserne, c'est parfait. Que la caserne, à son tour, rappelle un peu et continue le collège.»
Dans l'Eclair du 9 janvier, M. Camille Doucet, de l'Académie française, dans sa passion pour la considération, reproche à M. Descaves les moyens qu'il y a employés pour s'assurer un succès de mauvais aloi:
«Je n'ai pas lu Sous-Offs. Mais l'auteur a choisi un excellent moyen de forcer l'indifférence et de s'imposer à l'attention publique.»
Dans la République Française du 9 janvier, M. Albert Delpit, un de nos illustres romanciers, donne l'appréciation suivante:
«Le roman de M. Descaves n'est qu'une lanterne magique, où passent et repassent des bonshommes grotesques et répugnants. Ce sont des caricatures... Je comprends qu'on aille de temps en temps dans un mauvais lieu, mais, vrai! ça «me fatiguerait d'y passer ma vie tout entière.»
C'est la leçon de l'expérience.
Assez de citations. Nos lecteurs sont édifiés sur la portée de Sous-Offs. Personne n'a été dupe de ce roman et l'opinion publique s'est chargée d'infliger à M. Descaves le démenti le plus sévère.