--Oh! c'est si amusant. Ce qui doit être bien drôle aussi, c'est la figure du soldat. Quel dommage qu'on ne puisse pas la voir.
--Eh! eh! si Frédéric II vivait encore! dit M. Beaudrain. O grand homme! s'écrie-t-il tragiquement, tu peux sortir de ton tombeau, tes enfants sont dignes de toi!
--Qu'est-ce qui vous prend? demande le père Merlin avec intérêt. Êtes-vous malade, monsieur Beaudrain?
--Non; mais cette discipline, cette obéissance passive... c'est extraordinaire, vraiment.
--Le fait est que c'est beau, dit mon père. C'est le manque de discipline qui nous a perdus, nous autres.
--Espérons que ça nous servira de leçon, dit Louise.
--Enfin, dit Mme Arnal, nous pouvons nous tranquilliser un peu. L'armée allemande est trop sévèrement commandée pour se livrer à des désordres graves. Il y a beaucoup à espérer d'une discipline semblable.....
Nous descendons l'escalier.
--Ah! la discipline, s'écrie mon père, c'est beau. On dira ce qu'on voudra, c'est bien beau. Je ne souhaite qu'une chose, c'est que les Français en aient un jour une pareille.