[537] Traité des Simples, no 1459.
La première mention en Europe est dans Siméon Sethi, médecin qui vivait au milieu du XIIe siècle. Il l’appelle Tarchon[538]. En Italie, Pietro de Crescenzi, au XIIIe siècle, ne fait pas mention de l’Estragon, mais Agostino Gallo (XVIe siècle) en parle comme d’une herbe condimentaire pour la salade et enseigne la manière de la cultiver[539].
[538] Syntagma de Cib. facult. Basilæ. 1538.
[539] Targioni, Cenni storici, 2e éd. p. 70.
En Angleterre, Gerarde connaissait la plante en 1597[540].
[540] Herball, 193.
Toutefois, à l’époque de la Renaissance, l’Estragon ne paraît pas universellement répandu. D’après Dodoens : « l’herbe dragon n’a esté descrite de personne que de Ruellius (1536) et n’est encore cognue sinon dans aucunes villes de ce païs, comme Anvers, Bruxelles, Malines et là où ceste herbe a esté premièrement apportée de France »[541].
[541] Hist. des plantes, trad. De l’Escluse (1557), p. 433.
Le mot actuel « Estragon » doit être issu, par prosthèse, de la langue vulgaire. La Maison rustique de Jean Liébault (XVIe siècle) dit ceci : « Targon, que les jardiniers appellent estragon ».