[127] Langue romane est ici synonyme de langue vulgaire.
Neckam, moine anglais au XIIe siècle, appelle l’Oseille acidularum dans son ouvrage De naturis rerum. Dans les Herbollaires du moyen âge, le nom latin est toujours acetosa (acide, aigre), qui convient à la saveur de la plante.
Au XIVe siècle, l’Oseille paraît jouer un certain rôle culinaire. Cette herbe formait la base des différentes sauces vertes non bouillies et très usitées, dont le Ménagier de Paris donne quelques recettes[128]. Un passage d’une poésie d’Eustache Deschamps (XVe siècle) fait allusion à cet emploi de l’Oseille :
« Vinaigre usez, osille a vo povoir
« En voz sausses[129] ».
[128] Ménagier, t. II, p. 229, 231.
[129] Œuvres VII, 40.
Le Ménagier de Paris donne aussi quelques détails de culture ; il recommande de cueillir toujours les grandes feuilles et de laisser croître les petites.
Maints comptes de dépenses des XIVe et XVe siècles citent l’Oseille :
Avril 1385. Compte de dépenses de l’hôtel de Marguerite de Flandre :