Ce fut Loudon, écrivain horticole anglais, qui appela l’attention sur le Quinoa en publiant dans son journal un long article sur cette plante nouvelle[158].
[158] Gardeners’ Magazine, décembre 1834. — Ann. Soc. roy. d’Hortic., tome XVII, p. 197.
M. de Vilmorin essaya la plante en 1835 et 1836 ; il distribua des graines qu’il avait reçues de M. Lambert vice-président de la Société Linnéenne de Londres et de M. Buchet de Martigny, consul de France près la République bolivienne. La Revue horticole parle ensuite du Quinoa[159], définitivement classé parmi les plantes potagères dans le Bon Jardinier de 1839, où M. de Vilmorin donne un bon article résumant à peu près tout ce que l’on peut dire du Quinoa.
[159] Rev. hortic., tome III (1835-37), p. 69 ; tome IV (1838-41), p. 159.
Après avoir été vantée à l’excès, cette plante est aujourd’hui bien oubliée. En Angleterre, elle est plus appréciée qu’en France.
Les cuisinières, paraît-il, sont hostiles au Quinoa : les feuilles sont plus petites que celles de l’Epinard et l’efflorescence gommeuse qui les recouvre en rend la manipulation désagréable.
Selon les auteurs du Potager d’un Curieux, le Quinoa supplée passablement l’Epinard.
TÉTRAGONE CORNUE
(Tetragonia expansa Murray)
La Tétragone ou Epinard de la Nouvelle-Zélande occupe assurément la première place parmi les succédanés de l’Epinard. C’est le véritable Epinard d’été puisqu’il peut végéter en sol sec pendant les grandes chaleurs qui rendent impossible la culture de l’Epinard.