Bien qu’on cite la Mâche çà et là dans les jardins à l’époque de la Renaissance, la culture potagère de cette plante ne paraît pas remonter en France au-delà de la seconde moitié du XVIIe siècle.

Autrefois simple salade de paysan, on se contentait de la récolter dans la campagne avec le Pissenlit et autres herbes rustiques.

C’est ainsi que le poète Ronsard s’en allait par les champs, en compagnie de son valet, pour cueillir la Mâche sous le nom de Boursette qu’elle porte encore aujourd’hui en certains lieux :

« Tu t’en iras, Jamyn, d’une autre part

Chercher soigneux la boursette toffue,

La pasquerette à la feuille menue,

La pimprenelle heureuse pour le sang

Et pour la ratte, et pour le mal de flanc ;

Je cueilleray, compagne de la mousse,

La responsette à la racine douce