GEORGES GOYAU

La Franc-Maçonnerie
En France

PARIS
LIBRAIRIE ACADÉMIQUE DIDIER
PERRIN ET Cie, LIBRAIRES-ÉDITEURS
35, QUAI DES GRANDS-AUGUSTINS, 35
1899
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DU MÊME AUTEUR

L’Allemagne religieuse. — Le Protestantisme. — Paris, Perrin, 1897 (Ouvrage couronné par l’Académie française, premier prix Bordin) ; 2e édition. — Un volume in-16.3 fr. 50
Autour du Catholicisme social. — Paris, Perrin, 1897. — 2e édition. Un volume in-16.3 fr. 50
L’École d’aujourd’hui. — Paris, Perrin, 1899. — Un volume in-16.3 fr. 50

« Ce qu’il y a de déplorable dans l’enseignement en France, c’est l’Université française tout entière », disait M. Blatin au convent maçonnique de 1898.

« Parfaitement », répondait une voix : c’était celle de l’un des « Frères » de M. Blatin, professeur dans un lycée d’Algérie.

On devine quelle fut notre surprise, lorsque tomba sous nos yeux, il y a quelques mois, le compte rendu sténographique de cet échange de propos.

Que la maçonnerie fût malveillante au clergé, on le savait de longue date ; qu’elle tînt l’armée dans une certaine disgrâce, le cours des événements nous l’apprenait. Mais qu’à son tour l’Université fût traitée de suspecte et que l’adhésion des « Frères » universitaires présents au convent ratifiât et encourageât ces suspicions, c’était là un fait nouveau : il nous éclairait, d’une lueur encore vacillante, sur l’attitude que la grande association maçonnique observe à l’égard de toutes les forces vives du pays.

Notre curiosité ne résista point à la provocation de M. Blatin.