By God! ne peut-on donc reposer en paix, dans ce pays maudit!

—Farenheit! s'écria Mickhaïl Ossipoff, Jonathan Farenheit!

Il n'avait pas achevé ces mots, que l'Américain sortait à quatre pattes par l'étroite ouverture et, se redressant d'un bond, se précipita, les mains tendues, vers ses compagnons de voyage.

—Vous! vous! s'exclama-t-il d'une voix dans laquelle une émotion sincère mettait un tremblement... By God! je ne m'attendais pas à vous revoir, jamais... By God!

Et le digne Yankee, malgré d'inimaginables efforts pour dissimuler son trouble, avait une larme qui brillait au bord de sa paupière.

Gontran s'en aperçut, mais, connaissant les principes de l'Américain en matière de sang-froid, il craignit de le froisser et, sans rien dire, se contenta de lui serrer la main énergiquement.

Après qu'ils se furent réciproquement raconté, en quelques mots, comment ils avaient été sauvés, Ossipoff demanda:

—Avez-vous entendu parler de Sharp?

L'Américain haussa furieusement les épaules:

—J'aurais bien pu en entendre parler, grommela-t-il, que cela ne m'eût pas avancé davantage... ces animaux-là ne parlent ni anglais ni français, et comme mes parents ont totalement oublié de m'apprendre le patois usité ici...