Le vieillard réfléchit quelques instants, puis, se retournant vers M. de Flammermont:

—Vous avez entendu, mon cher Gontran, ce que viennent de dire ces messieurs... comme rien, au fond, ne les oblige à poursuivre le voyage en notre compagnie, il vous faut leur faciliter les moyens de regagner notre point de départ, c'est-à-dire la Terre... en conséquence, je vous laisse le soin de songer à ces moyens...

Sur ce, il tourna les talons et s'en fut reprendre sa place aux hublots.

Farenheit avait l'air fort satisfait et son attitude contrastait étrangement avec l'expression penaude du visage de Fricoulet.

M. de Flammermont, lui, regardait son ami, en souriant avec ironie.

—Corbleu! nous voilà bien, grommela l'ingénieur... mieux valait nous dire nettement que nous étions liés à lui indissolublement.

—Hein? fit l'Américain en redressant l'oreille.

Gontran marcha lourdement sur le pied de Fricoulet; celui-ci fit la grimace, mais comprit l'avertissement et se tut.

—Vous disiez? insista Farenheit...