Et, faisant disparaître la lentille dans sa poche:
—Maintenant, ajouta-t-il, il faut nous préparer au départ.
—Comment! au départ! s'écria Gontran en sursautant.
—Oui, nous allons au devant de Sharp.
M. de Flammermont serra les poings avec fureur.
—Ah! le gredin! grommela-t-il, nous allons donc enfin mettre la main dessus.
—Oh! oh! répliqua l'ingénieur, si tu veux arriver à un résultat, il faut mettre une sourdine à ta rancune... Sharp peut être tout ce que tu voudras: un voleur, un assassin, un être indigne de toute pitié, mais comme c'est lui qui tient ton bonheur entre ses mains, il faut le traiter avec douceur.
Gontran écoutait parler Fricoulet, doutant de ce que ses oreilles entendaient.
—Je t'avouerai, dit-il, que je ne comprends pas un mot à tout ce que tu me racontes.