Le misérable tendit ses mains que les deux jeunes gens serrèrent en signe de réconciliation, mais non sans une grimace de dégoût.

—Maintenant partons, dit Fricoulet en se levant; les autres, là-bas, doivent être dans une inquiétude mortelle, il est temps d'aller les rejoindre.

—Un moment, déclara Gontran, laisse-moi faire un brin de toilette.

Ce disant, il alla vers le placard et poussa un soupir de satisfaction en constatant que ses effets étaient dans l'état ou il les avait laissés.

Vivement, il enfila un pantalon de nankin, endossa un veston de tissu très léger et compléta cette transformation en se coiffant d'un chapeau de paille de genre dit Panama.

—Tu as l'air d'aller pêcher à la ligne, dit Fricoulet en riant.

—Ou d'en revenir, répliqua le jeune comte, car c'est une fameuse proie que nous avons capturée là.

Vivement, l'ingénieur suivit l'exemple de son ami, puis après avoir endossé leur respirol et fait endosser le sien à Sharp, ils sortirent tous trois de l'obus, fermèrent la porte soigneusement et reprirent le chemin du campement.

Le Soleil commençait à disparaître de l'horizon, lorsqu'ils arrivèrent au pied de la colline mercurielle qui leur servait de refuge.