—Monsieur Ossipoff! appela Fricoulet, monsieur Ossipoff! descendez donc un instant... nous avons quelque chose de fort intéressant à vous communiquer.
Quand le vieillard les eut rejoints, l'ingénieur retourna en arrière, vers Sharp qu'il avait laissé tapi dans un coin d'ombre et revint en tenant le misérable par la main.
Quand il apparut dans le cercle de lumière formé par la lampe de sélénium, ce fut une stupeur qui fit reculer de quelques pas Ossipoff et l'Américain.
Puis soudain, sans dire un mot, Farenheit se précipita les bras en avant, les mains ouvertes, formidables tenailles qui allaient enserrer le cou de l'ex-secrétaire perpétuel.
Heureusement Gontran de Flammermont se dressa entre les deux hommes; en même temps, le vieillard, se suspendant aux basques de l'habit de l'Américain, le tirait en arrière.
—Un moment, sir Jonathan, dit-il d'une voix ferme, cet homme m'appartient avant vous... il a été mon ennemi bien avant d'être le vôtre, vous conviendrez donc que ma vengeance doive s'exercer avant tout autre.
—Votre créance est privilégiée, dit Fricoulet en ricanant.
L'Américain écumait.
—Comment! gronda-t-il, cet homme se sera joué de moi, il m'aura ruiné, il aura tenté de m'assassiner, et je devrais me croiser les bras, tranquillement... oh! non, la loi du Lynch n'est pas un vain mot.