Sa tête se renversa en arrière et il demeura sans mouvement, comme évanoui.

Gontran et Fricoulet se regardaient terrifiés:

—Mort! exclama le jeune comte, il est mort.

—Non! répliqua l'ingénieur, mais il ne s'en faut guère... aide-moi à le transporter sur sa couchette, ensuite nous aviserons à ce qu'il convient de faire.

Quand le vieillard fut étendu, le buste un peu relevé pour faciliter le jeu des poumons, le jeune comte et son compagnon revinrent vers les cornues dont Ossipoff s'était servi pour composer la préparation alimentaire qui devait assurer l'existence de nos voyageurs.

—Alors, murmura Gontran en faisant la grimace, c'est cela qu'il nous faut absorber?

—Il le prétend, du moins...

—Mais si nous allions nous empoisonner.

—Impossible... étant donné que tous les corps simples qui entrent là-dedans sont absolument inoffensifs.