Après elle, les Terriens montèrent successivement, par une échelle de corde, jusqu'à l'ouverture par laquelle ils disparaissaient dans les flancs de l'engin.
Quand il ne resta plus que Fricoulet, le bord du hublot affleurait à la surface de la nappe liquide, si bien qu'il suffit à l'ingénieur de piquer une tête dans l'intérieur de l'obus où il tomba entre les bras de Gontran et de Farenheit, pendant qu'Ossipoff et Sharp, prêts à la manœuvre, revissaient le hublot.
Tout cela fut fait si rapidement que c'est à peine si l'on emmagasina une vingtaine de litres.
—Ouf! s'écria Fricoulet en enlevant son respirol après avoir tourné le robinet à air, les choses ont marché comme sur des roulettes.
—Crois-tu que nous enfonçons? demanda Gontran.
—Pour qu'il n'en fût pas ainsi, il faudrait que tes calculs fussent faux, répliqua l'ingénieur, et heureusement, ils sont exacts, comme tu peux t'en convaincre.
Par les hublots, en effet, il était facile de constater que l'on s'enfonçait et même que la descente s'opérait rapidement.
Quelques minutes ne s'étaient pas écoulées qu'un léger choc se produisit.
—Nous voici arrivés, déclara Ossipoff.