Fricoulet releva la tête.
—Voilà, dit-il, une discussion dont l'objet me paraît bien prématuré... car, si la chaleur solaire venait à volatiliser ladite comète...
Ossipoff secoua la tête, en signe d'énergique dénégation.
—Les faits que j'ai signalés tout à l'heure prouvent surabondamment qu'il faut repousser cette éventualité.
—Fort bien, bougonna l'ingénieur qui reprit ses calculs.
—Donc, poursuivit Ossipoff, mon excellent collègue, M. Sharp, prétend que l'orbite de la comète va couper l'orbe terrestre à une distance d'environ deux millions de lieues de notre planète natale.
Fricoulet tressaillit et, quittant sa place, vint se mettre à côté de Gontran.
—Et vous, demanda-t-il, que présumez-vous donc, monsieur Ossipoff?
—Que l'influence du Soleil sur le noyau cométaire se manifestera par une déviation de l'orbite vers l'Occident, déviation que j'estime environ à six millions de lieues.