Aotahâ, auquel l'ingénieur traduisit la question du vieillard, fit entendre quelques sons gutturaux et, déployant ses ailes, s'envola dans l'espace que le crépuscule assombrissait déjà.

—Eh bien! s'écria Farenheit, il nous abandonne?

—Non, il va s'enquérir d'un moyen de locomotion et sera de retour au lever de l'aurore.

En prononçant ces mots, l'ingénieur tira de sa poche le flacon de liquide nutritif dont il s'était muni, en homme de précaution qu'il était, et, le passant à Séléna:

—Mademoiselle, dit-il, à vous l'honneur.

Au moment où le soleil allait disparaître à l'horizon, les voyageurs aperçurent...