Et il désignait Ossipoff.
—Que vous a-t-il donc fait?
—Ce qu'il m'a fait! gronda l'Américain.
Et, en quelques mots, il mit le jeune comte au courant de la conversation qui venait d'avoir lieu entre lui, Fricoulet et le vieux savant.
Un moment atterré par la perspective du mariage in extremis à lui concédé par Fricoulet, Gontran reconquit bientôt tout son sang-froid.
La Providence qui l'avait sauvé plusieurs fois déjà, depuis le commencement de cet étonnant voyage, lui viendrait bien encore en aide, en cette circonstance.
Il serra énergiquement la main de l'Américain et lui dit:
—N'ayez crainte, sir Jonathan, ce sera bien le diable si, à nous deux, nous ne trouvons pas un moyen de regagner notre planète natale avant l'époque prédite par ces messieurs.
Pendant ce temps, Fricoulet s'entretenait avec Aotahâ et, au fur et à mesure, traduisait à Ossipoff ce que lui disait le Martien.