M. Ossipoff, muni d'une paire d'ailes, comme les anges, et armé d'un télescope.

—Dame! grommela Fricoulet, à moins de les supposer en caoutchouc, je ne vois pas trop comment...

Le vieillard haussa les épaules.

—Vous ne voyez pas comment! répliqua-t-il, cela prouve que la nature ne vous a pas doué d'une grande dose d'observation et de réflexion... Et si ces anneaux étaient composés d'un nombre infini de particules distinctes, tournant autour de la planète avec des vitesses différentes, selon leurs distances respectives—verriez-vous comment?...

—Oui, je verrais comment ces anneaux ont assez d'élasticité pour se prêter aux exigences des attractions diverses qui les sollicitent,... mais je ne verrais pas comment l'un d'eux peut permettre d'apercevoir le disque de la planète, alors que les autres s'y opposent.

Ossipoff eut un sourire de pitié.

—Pour une raison toute simple: c'est que les deux anneaux extérieurs sont composés de particules en assez grand nombre pour que, serrées les unes contre les autres, ces particules empêchent toute transparence.

—Vous avez réponse à tout, monsieur Ossipoff, déclara Fricoulet, et je me déclare satisfait.