—Qu'est-ce que tu fais là? demanda gaiement M. de Flammermont; mais ce n'est pas une carte céleste... c'est une académie!
—Parfaitement; eh bien! cette académie te représente l'une des constellations les plus anciennement connues, puisque, du temps d'Hésiode, elle constituait tout le calendrier des marins et des laboureurs et que, sur les cartes les plus antiques, elle figure sous la forme d'un géant poursuivant, la massue à la main, le Taureau ou les Pléiades...
—Le Taureau!... plaisanta Gontran... quelque chose alors comme un torero, alors, voilà une constellation que «les Aficionados» devraient mettre dans leurs armoiries...
Fricoulet, sans se départir de son flegme:
—Parlons sérieusement, veux-tu, dit-il, car je doute que le père Ossipoff goûte fort une astronomie aussi fantaisiste.
—Je suis tout oreilles, répondit Flammermont, avec un bâillement.
—À l'œil de l'astronome, Orion présente simplement l'aspect d'un vaste quadrilatère dont les étoiles que je marque ici, A et Y, forment les épaules du géant, B et X les jambes, λ la tête, et, enfin, les Trois Rois, la ceinture.
Gontran secoua la tête.
—Il faut être doué d'une certaine dose d'imagination pour retrouver dans ces sept points la trace d'une académie... même sommaire.