Farenheit sauta sur Ossipoff et le souleva de terre aussi facilement que s'il n'eût pas plus pesé qu'une plume (p. 35).


[CHAPITRE II]

DANS LA VOIE LACTÉE

'un bond, Fricoulet fut dans la cabine et, sur ses pas, Farenheit et Gontran se précipitèrent, suivis de Séléna.

Mais, tout comme avait fait l'ingénieur, ils s'arrêtèrent brusquement, presque aussitôt après avoir franchi le seuil.

C'est qu'en vérité le spectacle qui s'offrait à eux était bien fait pour les frapper de stupeur.

Ossipoff était bien tranquillement assis à la place qu'il avait coutume d'occuper dans la cabine, c'est-à-dire devant le hublot, et, l'œil collé à l'oculaire de son télescope, le corps penché en avant dans une attitude d'ardente curiosité, sondant l'espace, avec une quiétude qui semblait faire croire qu'il n'avait entendu ni l'épouvantable vacarme fait depuis un quart d'heure par Farenheit, ni même le bruit formidable de l'explosion.