—Chut! fit Fricoulet en mettant un doigt sur sa bouche, pas d'émotions.

Il continua de lui masser doucement la poitrine, tandis que Gontran lui frottait les tempes avec du rhum et que, de son mouchoir, en guise d'éventail, Séléna lui envoyait à la face un air un peu plus frais.

Peu à peu, tant d'efforts furent récompensés, les poumons reprirent leur jeu naturel, les paupières se soulevèrent, les regards se promenèrent de l'un à l'autre, et bientôt, la voix caverneuse, Ossipoff demanda:

—Qui donc est à la machinerie?

Ne recevant pas de réponse, il ajouta, faisant mine de vouloir se lever:

—Je vais mettre le cap sur la Grande Ourse... Je veux voir... je veux connaître...

Il s'arrêta, porta dans un geste douloureux ses mains à sa poitrine et balbutia:

—Je souffre épouvantablement...

—La faim, parbleu... fit l'Américain.

Un éclair s'alluma dans la prunelle du vieillard.