Néanmoins, comme il lui était impossible de garder le silence, il répondit de manière énergiquement affirmative.

—C'est parfaitement cela.

Ossipoff poussa un profond soupir comme si un poids énorme lui eût été enlevé de dessus la poitrine.

—Ah! mon cher enfant, balbutia-t-il, vous ne sauriez croire combien je suis heureux de vous voir en communion d'idées avec moi sur ce point... seulement, je vous demanderai de vouloir bien m'expliquer ce phénomène.

Il prit le jeune comte par la main, l'amena près du télescope et, par une douce pression sur les épaules, le contraignit à s'asseoir devant l'instrument en disant:

—Regardez.

Totalement ahuri, Gontran appliqua son œil à l'objectif, regarda, et, croyant que le vieillard était déconcerté par les colorations étranges des mondes parsemés dans l'espace, il allait se lancer dans des variations faites sur les explications que Fricoulet venait de lui donner à l'instant, touchant les différences de teintes observées dans le rayonnement des étoiles, lorsque Ossipoff s'exclama:

—Hein!... vous la cherchez!... comme moi; mais vous pouvez bien vous user les yeux et fouiller les coins et recoins du ciel, vous ne la trouverez pas...

Gontran, en lui-même, se disait:

—Je donnerais bien des choses pour savoir de quoi il parle.